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Station électrique ALLPOWERS : guide complet de la gamme 2026

Seize stations ALLPOWERS au catalogue français, deux suivies ici : la R600 et ses 299 Wh, la R1500 et ses 1 152 Wh extensibles à 4 608 Wh. Ce que vaut vraiment la batterie B1000 au wattheure, pourquoi l'entrée solaire de 650 W change la donne en van, et ce que couvre la garantie que certaines fiches marchandes annoncent à six ans.

Par Romain

ALLPOWERS en chiffres

2010

année de création, à Guangzhou

16

stations au catalogue français

5 ans

garantie des stations de la série R

3 500

cycles annoncés sur les batteries LiFePO4

La gamme ALLPOWERS en un tableau

ModèleCapacitéPuissancePoidsSolaire maxPrixFiche
ALLPOWERS R600 299 Wh600 W5,6 kg220 W 239 € Voir l'avis →
ALLPOWERS R1500 1 152 Wh1 800 W16,7 kg650 W 569 € Voir l'avis →

ALLPOWERS aligne seize stations électriques à son catalogue français, quinze ans après sa création à Guangzhou. Deux d’entre elles figurent au nôtre : la R600 et ses 299 Wh, relevée à 239 euros, et la R1500 et ses 1 152 Wh, relevée à 569 euros en septembre 2026.

Elle ne vend ni la machine la plus légère de sa tranche, ni la mieux notée. Son terrain est ailleurs. Elle met des équipements de haut de gamme dans des boîtiers de milieu de gamme, depuis assez longtemps pour qu’on puisse en juger. Pas de test physique en laboratoire ici : les chiffres sortent des fiches constructeur, des notices et de la politique de garantie publiée.

Ce qu’ALLPOWERS met dans ses machines et que les autres réservent au haut de gamme

Il n’y a pas de technologie maison chez ALLPOWERS, aucun nom déposé pour la charge rapide ou le mode boost. La marque descend simplement dans le bas de son catalogue des équipements que ses concurrentes gardent en haut du leur.

Le LiFePO4 est donné pour 3 500 cycles sur toute la série R, jusqu’à la R600 qui coûte 239 euros. La bascule d’onduleur passe sous 10 ms sur cette même R600, sous 15 ms sur la R1500, alors que ce sont des machines qu’on n’achète pas pour servir d’onduleur. L’écart le plus net se lit sur l’entrée solaire : la R1500 encaisse 650 W entre 12 et 60 V, quand l’EcoFlow DELTA 2 plafonne à 500 W, l’Anker SOLIX C1000 Gen 2 à 600 W et le Jackery Explorer 1000 v2 à 400 W. Sur un toit de fourgon, ce surdimensionnement se paie en heures de soleil récupérées chaque jour de septembre.

Reste une habitude commerciale qui décide de ce qu’on dépense. ALLPOWERS vend ses stations en kit avec un panneau : la R600 existe en R600+SP027, R600+SF100, R600+SP033, R600+SE100 et R600+SE200, station et module dans le même carton. C’est rare. Et c’est utile, parce que la station seule arrive sans câble solaire. L’entrée XT60 est l’atout de ces machines, et on la paie en accessoire quand on prend la station nue. Le panneau SE200 de la marque sort en MC4 avec son adaptateur XT60 dans la boîte.

L’application suit la charge en Bluetooth et en Wi-Fi, coupe les sorties à distance et affiche le temps restant. Elle fait son travail sans briller. Personne n’achète une ALLPOWERS pour son application.

Quelle station électrique ALLPOWERS selon votre usage

Le catalogue français va de 99 Wh à 3 456 Wh. Trois paliers suffisent à décider, et le saut de l’un à l’autre se joue autant sur la puissance de l’onduleur que sur les wattheures.

Moins de 500 Wh : la nuit dehors et le poste de travail

La R600 annonce 299 Wh pour 5,6 kg et 600 W en continu. Les prises 230 V en rendent environ 254, l’onduleur gardant près de 15 % pour lui. Cela fait une nuit d’appareil CPAP à 30 W, une journée de glacière à compresseur en cyclage, quatre recharges d’ordinateur portable. Le plein se fait en une heure sur secteur, 80 % en trente minutes, sans brique d’alimentation à transporter. Sa limite est franche. Les 299 Wh sont un plafond définitif, et aucun module d’extension n’a jamais été prévu pour ce modèle. Le détail des sorties et le relevé de prix sont sur sa fiche.

Autour du kilowattheure : le van, le réfrigérateur, le chantier

La R1500 porte 1 152 Wh et 1 800 W en continu, pour 16,7 kg. C’est la plus grosse réserve sous les 600 euros de notre classement, et la seule de cette tranche à accepter des batteries additionnelles. Un réfrigérateur domestique tient une trentaine d’heures en cyclage, une scie circulaire démarre grâce aux 3 000 W de pic, et la recharge atteint 80 % en 45 minutes. Le poids est le prix à payer. Seize kilos sept, sans roulettes. Le détail est dans notre avis complet.

Au-delà de 2 kWh : la marque y va, notre catalogue s’arrête avant

ALLPOWERS vend la R2500 V2 et ses 1 920 Wh, la R3500 V2 et ses 2 880 Wh, la R4000 et ses 3 456 Wh. Aucune n’est suivie ici. Qui vise le secours d’une maison entière peut malgré tout approcher le besoin par le bas : une R1500 et une batterie B1000 montent à 2 304 Wh, de quoi tenir un congélateur et une box deux jours.

Le piège

Les suffixes de la gamme ALLPOWERS ne sont pas des variantes cosmétiques. La R1500 donne 1 152 Wh et 1 800 W ; la R1500 LITE, vendue à côté d’elle, tombe à 1 056 Wh et 1 600 W. Plus surprenant, la R4000 embarque 3 456 Wh quand la R4000 V2, au nom plus récent, n’en porte que 2 880. Lisez la capacité sur la fiche, jamais le nom du modèle.

La batterie B1000 : ce qu’elle ajoute, et ce qu’elle coûte vraiment

Chaque module B1000 ajoute 1 152 Wh. La R1500 en accepte trois, soit 4 608 Wh au total, et la R2500 les accepte également. C’est l’argument que la marque répète le plus, et il tient sur un point que les fiches marchandes taisent.

Le B1000 porte ses propres sorties : USB-A, USB-C et allume-cigare 12 V. Une batterie DELTA 2 additionnelle est muette, elle ne sert à rien sans sa station. Le B1000 reste utilisable seul, dans un coffre, pendant que la R1500 dort à la maison. Sur un usage à deux endroits, c’est une différence de fond.

Le prix, lui, plaide moins bien. Le B1000 seul est relevé à 521 euros pour 1 152 Wh, soit 0,45 euro le wattheure, contre 0,49 pour la R1500 elle-même. Quatre centimes d’écart, c’est peu payé pour un deuxième boîtier de 16 kg à caser quelque part. Chez EcoFlow, la batterie DELTA 2 à 499 euros descend à 0,49 euro le wattheure quand la station est à 0,58 : l’écart relatif y est nettement plus franc. Acheté en pack avec la station, le B1000 revient sensiblement moins cher que seul, et c’est le seul cas où le calcul penche vraiment.

L’extension ALLPOWERS se justifie donc par l’onduleur qu’on n’achète pas deux fois et par la dépense étalée sur deux saisons, plutôt que par le tarif au wattheure. La R600, elle, n’accepte rien et n’acceptera jamais rien.

Notre avis sur la R1500, le modèle phare

C’est la machine sur laquelle la marque se juge, parce qu’elle concentre tout ce qu’elle sait faire et tout ce qu’elle ne fait pas.

Ce qu’elle fait bien : 1 152 Wh de LiFePO4, soit environ 960 Wh réellement disponibles sur les prises, 1 800 W en continu et 3 000 W au démarrage. Quatre prises 230 V, deux USB-C de 100 W, deux plateaux à induction sur le dessus. L’entrée secteur avale 1 500 W et amène la batterie à 80 % en 45 minutes. L’entrée solaire monte à 650 W, la meilleure de sa catégorie de prix. Cinq ans de garantie et 3 500 cycles annoncés.

Ce qui l’est moins : 16,7 kg pour 1 152 Wh font 69 Wh par kilo, quand l’Anker SOLIX C1000 Gen 2 en rend 91 et le Jackery Explorer 1000 v2 99. Deux poignées moulées dans la coque, rien de télescopique, aucune roulette. Les ventilateurs se font entendre entre 45 et 50 dB dès quelques centaines de watts de sortie, sans mode silencieux. Ni lampe intégrée, ni rangement pour les câbles, et un seul câble secteur dans la boîte.

Le relevé de prix daté, le tableau d’autonomie complet et les trois cas où elle n’est pas le bon choix sont sur sa fiche.

ALLPOWERS face à EcoFlow, BLUETTI, Jackery et Anker

Sur le kilowattheure, la R1500 se paie 569 euros pour 1 152 Wh. L’EcoFlow DELTA 2 demande 599 euros pour 1 024 Wh, l’Anker SOLIX C1000 Gen 2 599 euros pour 1 024 Wh avec 2 000 W et 4 000 cycles, la Jackery Explorer 1000 v2 519 euros pour 1 070 Wh. ALLPOWERS donne le plus de wattheures et la meilleure entrée solaire de ce carré. Elle perd sur deux tableaux : six kilos de plus que l’Anker, et 3 500 cycles annoncés contre 4 000. Elle reste la seule des quatre à accepter une batterie additionnelle.

Sur les petites stations, l’avantage de prix s’efface. La R600 revient à 0,80 euro le wattheure, quand la BLUETTI Elite 30 V2 est à 0,76 pour 288 Wh et un encombrement plus faible. Au-dessus, la BLUETTI AC70 aligne 768 Wh à 459 euros et grimpe à 3 840 Wh avec une B300 : BLUETTI joue le même jeu sur l’extensibilité, avec plus de modules et jusqu’à 6 000 cycles.

Le volume d’avis creuse un écart qu’aucune fiche technique ne montre. La R600 en porte 82 à notre dernier relevé, la R1500 en porte 19. L’Anker SOLIX C1000 Gen 2 en compte 1 471, l’EcoFlow DELTA 2 1 363. Une station se juge sur sa cinquième année, pas sur son déballage, et c’est le recul des acheteurs français qui manque le plus à ALLPOWERS. La marque a quinze ans ; ses stations grand public en ont trois.

Ce que la R1500 fait tourner, et pendant combien de temps

Les 1 152 Wh de l’étiquette deviennent environ 960 Wh sur les prises, rendement de l’onduleur et réserve basse déduits. Ce sont ces 960 Wh que les durées suivantes divisent, et la colonne de droite ajoute un module B1000.

AppareilPuissanceSur la R1500 (1 152 Wh)Avec un B1000 (2 304 Wh)
Box internet et routeur15 W64 h128 h
Appareil CPAP, sans humidificateur30 W32 h, quatre nuits64 h, huit nuits
Réfrigérateur domestique classe A0,9 kWh / 24 h25 h51 h
Ordinateur portable en USB-C60 Wh par charge16 charges32 charges
Téléviseur LED de 55 pouces110 W8 h 4017 h 20
Micro-ondes1 000 W57 min cumulées1 h 55
Plaque à induction, un feu1 500 W38 min1 h 16
Chauffage d’appoint2 000 WRefusé, au-delà des 1 800 WRefusé

Deux lignes trompent. Le réfrigérateur tient beaucoup plus longtemps qu’un calcul brut ne le laisse croire, parce que son compresseur ne tourne qu’un tiers du temps. La plaque à induction, à l’inverse, ne tourne jamais une demi-heure d’affilée dans une vraie cuisine : on la pousse par à-coups, et la durée réelle dépasse largement les 38 minutes affichées. Pour votre propre liste d’appareils, le calculateur d’autonomie refait l’opération ligne à ligne.

Garantie et SAV ALLPOWERS en France

Les fiches marchandes annoncent parfois six ans sur la R600. La politique de garantie publiée par ALLPOWERS n’en porte aucune trace, et c’est elle qui s’applique : cinq ans sur les stations R600, R1500, R2500, R3500 et R4000, sur les S2000 PRO et S700, et sur les batteries B1000 et B3000. Deux ans sur les panneaux solaires SP, SF et SE, ainsi que sur les petits modèles S200, S300 et S1500. Un an sur les câbles et les accessoires, ce qui inclut le câble solaire vendu à part.

Encore faut-il aller chercher ces cinq ans. La couverture de base s’arrête à 24 mois, et l’extension s’ouvre par l’enregistrement du produit sur le site de la marque. Faites-le à la réception, avec le numéro de commande sous les yeux : cinq minutes séparent deux ans de cinq.

Le dossier s’ouvre par le formulaire de contact ou à l’adresse Service@allpowers.com, avec le numéro de commande, la preuve d’achat et une vidéo du défaut. La marque annonce une réponse sous 48 heures. Un problème signalé dans les 30 jours qui suivent l’achat donne droit à la réparation, au remplacement ou au remboursement, port payé. Au-delà, la réparation reste due mais le transport revient à l’acheteur, et cela se sent sur un colis de 17 kg.

Ce que la garantie ne couvre pas : la mauvaise utilisation, la modification, le démontage, un stockage inadapté et les pièces tierces. Deux exclusions tombent pile sur ce qu’ALLPOWERS met en avant : les cadeaux offerts, ce qui vise les panneaux ajoutés pendant une promotion, et les adaptateurs de charge. Un kit acheté comme un ensemble ne l’est donc pas toujours au moment de la panne. Regardez la facture : le panneau y figure comme article vendu, ou comme article offert, et les deux mentions n’ouvrent pas les mêmes droits.

Aucun atelier de réparation ALLPOWERS n’existe en France : les retours traversent l’Europe, et le transport allonge d’autant l’immobilisation. La garantie commerciale, enfin, s’ajoute à la garantie légale de conformité sans la remplacer : celle-ci court deux ans et s’exerce auprès du vendeur, jamais du fabricant.

Questions fréquentes sur ALLPOWERS

Où sont fabriquées les stations électriques ALLPOWERS ?

En Chine. Le siège est à Guangzhou, les usines à Shenzhen et à Dongguan, et la marque déclare trois centres de recherche à Pékin, Guangzhou et Shenzhen pour un peu plus de 350 salariés. Elle revendique quinze brevets d'invention et fournit en modules solaires des donneurs d'ordre comme Decathlon et Hikvision, ce qui est son métier d'origine : les stations électriques sont venues après les panneaux. Toute la série R est en cellules LiFePO4, sans exception, y compris la R600 d'entrée de gamme.

La garantie ALLPOWERS est-elle de 5 ou de 6 ans ?

Cinq. La politique publiée par la marque couvre cinq ans les stations R600, R1500, R2500, R3500 et R4000, les S2000 PRO et S700, et les batteries d'extension B1000 et B3000. Les panneaux solaires SP, SF et SE sont à deux ans, les câbles et accessoires à un an. Les six ans qu'annoncent certaines fiches marchandes ne figurent dans aucun document officiel. Attention au préalable : la couverture de base s'arrête à 24 mois, et l'extension s'obtient en enregistrant le produit sur le site de la marque. Faites-le à la réception.

La batterie B1000 est-elle compatible avec toutes les stations ALLPOWERS ?

Non. Le module B1000 se branche sur la R1500, qui en accepte trois pour un total de 4 608 Wh, et sur la R2500. La R600 n'a pas de port d'extension et n'en aura jamais : ses 299 Wh sont définitifs. Chaque B1000 apporte 1 152 Wh et pèse environ 16 kg. Particularité que les batteries additionnelles concurrentes n'ont pas : le B1000 porte ses propres sorties USB-A, USB-C et allume-cigare, et sert donc de réserve autonome quand la station reste ailleurs.

L'application ALLPOWERS fonctionne-t-elle sans internet ?

Oui, en Bluetooth sur les deux modèles suivis ici, et en Wi-Fi direct sur la R1500. Le pilotage courant passe par là : niveau de charge, extinction des sorties, temps restant estimé. Seul le contrôle à distance depuis l'extérieur réclame un accès internet. Le piège classique en van : une station rattachée à un réseau Wi-Fi qui n'a plus d'accès internet apparaît hors ligne dans l'application, et il faut oublier ce réseau pour retomber en Bluetooth.

Quel panneau solaire prendre avec une station ALLPOWERS ?

Regardez la plage de tension avant la puissance. La R600 et la R1500 acceptent toutes deux 12 à 60 V par une entrée XT60, plafonnée à 220 W sur la première et à 650 W sur la seconde. Le SE200 de la marque sort en MC4 avec un adaptateur XT60 dans la boîte, et sa tension à vide de 48,96 V passe sans problème sur ces deux entrées. Un module de 200 W seul n'exploite pas le tiers de l'entrée d'une R1500 : il en faut trois pour l'atteindre. Le câble solaire n'est pas fourni avec une station achetée nue.

Comment ouvrir un dossier de SAV chez ALLPOWERS ?

Par le formulaire de contact du site ou à l'adresse Service@allpowers.com, avec le numéro de commande, la preuve d'achat et une vidéo du défaut. La marque annonce une réponse sous 48 heures. Un problème signalé dans les 30 jours suivant l'achat ouvre droit à la réparation, au remplacement ou au remboursement, transport payé par ALLPOWERS ; au-delà, le port revient à l'acheteur. N'ouvrez pas le boîtier avant d'avoir déclaré la panne, le démontage figure parmi les exclusions. Il n'existe aucun atelier de réparation de la marque en France.

Quelle station électrique ALLPOWERS pour un van ?

La R1500 dans la grande majorité des cas : 1 152 Wh tiennent un réfrigérateur à compresseur une trentaine d'heures, les 650 W d'entrée solaire exploitent un toit entier, et la bascule sous 15 ms permet de rester branché sur une borne d'aire sans redémarrer le frigo. Son défaut est le poids, 16,7 kg sans roulettes. Pour un fourgon léger sans réfrigérateur fixe, la R600 et ses 5,6 kg suffisent au week-end. Si l'induction a remplacé le gaz, il faut monter à la R2500 V2, que nous ne suivons pas ici.

Les fiches ALLPOWERS